音频:
答案:F V V V
听力原文:
Xavier Besson :
Des centaines de demandeurs d’asile afghans vivant en Australie pourraient être contraints de rentrer chez eux.
Sylvie Berruet :
Sydney a signé un accord avec Kaboul et cet accord permet à l’Australie de forcer des immigrés qui n’ont pas réussi à obtenir le statut de réfugiés à rentrer en Afghanistan. Georges Abou.
Georges Abou :
C’est un tournant dans la politique migratoire de Canberra. Jusqu’ici, en dépit d’un débat intérieur de plus en plus marqué par l’hostilité à l’égard des réfugiés, jamais l’Australie n’avait pris de mesure véritablement coercitive pour obliger les gens à rentrer chez eux.
Le ministre australien espère que l’accord aura un effet dissuasif sur les candidats à l’immigration clandestine. Compte tenu du contexte international, c’est douteux.
En moyenne, une douzaine d’embarcations sont interceptées chaque mois par les gardes-côtes australiens. Tout cela se déroule dans une atmosphère de très vive tension.
Dans le centre de rétention de Curtin, dans le nord-ouest du pays, les demandeurs d’asile sont soumis à des conditions de rétention qu’ils ne supportent plus, notamment en raison des délais considérables de traitement des dossiers. Selon les organisations humanitaires, à l’heure où nous parlons, sur quelques 1100 réfugiés retenus, plus de 300 Afghans y poursuivent une grève de la faim.
Depuis lundi, ce centre est en ébullition ; plusieurs détenus se sont livrés à des actes d’automutilation. L’un d’entre eux a tenté de se suicider ; il est toujours hospitalisé et les réfugiés déclarent qu’ils sont déterminés à poursuivre leur mouvement. Ils ont écrit leurs revendications sur un tableau : « c’est la liberté ou la mort ».